Miséricorde… Que ce mot est doux et que son sens est vaste ! C’est une pulsation dans le cœur, une larme dans l’œil, une main compatissante tendue à ceux qui sont dans le besoin, avant même qu’ils ne le demandent. C’est la lumière qui dissipe les ténèbres de la cruauté, et c’est le pont que les âmes empruntent pour trouver la tranquillité et la paix.
En Islam, la miséricorde n’est pas un effet secondaire ; c’est plutôt une qualité essentielle, une source pure jaillissant de l’essence de Dieu Tout-Puissant, puis se répandant à travers les versets du Coran et la biographie du Prophète Élu, et imprégnant l’âme des croyants, les rendant généreux, doux et compatissants.
« Le Tout Miséricordieux… a enseigné le Coran »
Dès le premier verset que les âmes reçoivent du Livre de Dieu, la miséricorde se manifeste. En islam, tout commence par le nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, comme si Dieu voulait dire à Ses serviteurs : « Avant d’être le Contraignant, le Vengeur, Je suis le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Je suis le Seigneur de la miséricorde avant le châtiment et du pardon avant le jugement. »
La miséricorde divine est sans limites. Elle englobe tout, comme Il le dit : « Et Ma miséricorde embrasse toute chose » (Al-A’raf, 156).
Même l’incroyant vit à l’ombre de la miséricorde divine, lorsqu’il respire, boit, bénéficie d’un répit et est pourvu aux besoins de Dieu.
Muhammad ﷺ… Le Prophète de la Miséricorde, non de la Guerre
Qu’il est beau de considérer le Messager de Dieu ﷺ non pas comme un commandant d’armées, mais comme un cœur débordant d’amour et de compassion ! C’est à propos de lui que son Seigneur a dit :
« Et Nous ne t’avons envoyé, [ô Muhammad], qu’en miséricorde pour l’univers. » (Al-Anbiya : 107).
Une miséricorde qui ne se limite pas aux humains, mais s’étend aux animaux et aux objets inanimés.
Une femme est entrée en Enfer à cause d’un chat, et un homme est entré au Paradis pour avoir donné à boire à un chien !
Le Prophète conseillait d’ailleurs à ses soldats :
« Ne tuez ni vieillard, ni enfant, ni femme, et n’abattez pas d’arbre. »
Quelle sorte de miséricorde est-elle, assiégée même sur le champ de bataille ?!
Au cœur de la charia… Une miséricorde permanente
Les préceptes de l’islam ne sont pas un fouet levé sur le cou des gens, mais plutôt un parapluie de miséricorde qui couvre la vie.
La prière soulage les souffrances des malades.
Le jeûne rompt le jeûne du voyageur.
Même les châtiments prescrits n’ont pas été imposés par la force, mais plutôt par la dissuasion. Ils imposent des conditions et des voies strictes pour obtenir le pardon.
La zakat n’est pas un impôt, mais un élan de compassion sociale.
Le Hajj n’est pas un voyage physique, mais plutôt une éducation spirituelle, une période de miséricorde qui se déverse de la Kaaba dans le cœur des pèlerins.
Le cœur des croyants… Des réceptacles de miséricorde
Un croyant n’est véritablement croyant que lorsqu’il est miséricordieux envers les autres.
Le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit :
« Le Miséricordieux fera miséricorde aux miséricordieux. Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, et Celui qui est dans les cieux vous fera miséricorde. » (Rapporté par al-Tirmidhi).
La dureté n’a pas sa place dans le cœur d’un musulman.
La douceur, les paroles aimables, l’aide aux nécessiteux, l’essuyage des larmes d’un orphelin… ce sont des actes d’adoration cachés, invisibles, mais qui élèvent leur possesseur au rang du Tout Miséricordieux.
La miséricorde n’est pas une faiblesse
Certains pensent que la miséricorde est une faiblesse, mais à la balance de la foi, elle est une force.
Pardonner quand on en est capable… c’est de l’héroïsme.
Pardonner quand on est blessé… c’est de la grandeur.
Consoler les autres quand on est accablé par l’inquiétude… c’est la miséricorde que Dieu aime.
En conclusion…En islam, la miséricorde n’est pas une vertu passagère ; c’est plutôt l’esprit de la religion, le titre de prophétie et l’essence de la législation.
Ô vous qui recherchez la paix, cultivez la miséricorde dans votre cœur.
Ô vous qui espérez le pardon de votre Seigneur, soyez miséricordieux envers Ses serviteurs.
La miséricorde ne meurt jamais ; elle revient à vous, et elle sera peut-être la raison de votre salut le Jour où les gens se tiendront en rangs et où les actes seront pesés sur une balance qui ne commet pas d’erreur.
« Quiconque fait le bien, même du poids d’un atome, le verra. »
Combien d’atomes de miséricorde… ont fait pencher la balance d’un serviteur, pour qu’il obtienne la miséricorde éternelle de Dieu.










