
Qu’il est beau de tendre la main à une main de son propre sang ! Qu’il est doux pour le cœur d’entendre battre les cœurs de son propre sang et de sa propre chair ! C’est entretenir les liens de parenté, le parfum des âmes charitables et la tranquillité des esprits qui ne se séparent jamais, quelle que soit la distance ou le temps qui passe. C’est le langage de l’amour qui n’a pas besoin d’interprète, et l’appel de la nature innée qui ne se perd jamais vers un cœur sain.
Entretenir les liens de parenté en islam n’est pas seulement un luxe moral ou une vocation émotionnelle ; c’est plutôt un commandement divin, un commandement prophétique et une pratique quotidienne qui reflète la sincérité de la foi. Dieu Tout-Puissant dit :
« Et ceux qui observent ce que Dieu a ordonné d’observer » [Al-Ra’d : 21]. Le Messager de la Miséricorde (paix et bénédictions d’Allah sur lui) n’a rien recommandé après la foi en Dieu autant que le maintien des liens familiaux. Il a dit : « Quiconque souhaite accroître ses biens et prolonger sa vie, qu’il maintienne ses liens familiaux. » [Boukhari] Il ne s’agit pas de simples visites ou de paroles courtoises ; elles purifient les cœurs, rehaussent la noblesse des âmes et reflètent la pureté.
Vraiment, que les foyers sont parfumés par le maintien des liens familiaux, et que les cœurs qui ne rompent jamais leurs liens familiaux sont heureux ! Le maintien des liens familiaux accroît l’affection, éteint les flammes de l’éloignement et redonne vie aux racines de la parenté. C’est un chemin vers le Paradis ; un Paradis en ce monde avant l’au-delà, où Dieu bénit les biens, prolonge la vie et purifie les péchés.
Lorsque la vie devient difficile, que les gens deviennent froids et que les portes se ferment, maintenir les liens familiaux reste un refuge contre la solitude et un pont qui nous relie à ceux qui nous connaissent, malgré nos défauts, et qui nous aiment malgré eux, à ceux qui connaissent notre enfance et qui nous rejoignent à travers les souvenirs d’enfance et les souvenirs du bon vieux temps.
Quelle tristesse pour les cœurs qui ont rompu leurs liens familiaux et rejeté le sang qui coule dans leurs veines ! Quelle cruauté pour un frère d’abandonner son frère, ou pour un fils de se détourner de son oncle ou de son oncle maternel ! Cet éloignement n’est pas seulement un désaccord ; c’est une déchirure dans l’âme, un éloignement à un moment où nous avons le plus besoin de chaleur.
Le Prophète ﷺ a mis en garde contre les conséquences de la rupture des liens familiaux en disant :
« Quiconque rompt les liens familiaux n’entrera pas au Paradis » [Rapporté par Muslim].
Après cette menace, le cœur ose-t-il s’éloigner ? Y a-t-il quelque chose qui vaille la peine de détruire un lien que Dieu nous a ordonné de maintenir ?
Les temps ont changé, les foyers se sont éloignés et le monde est devenu frénétique, mais il est toujours possible de maintenir les liens familiaux. Un bref appel téléphonique, un message tendre, une visite légère, une invitation sincère : autant de moyens de préserver l’amitié et de réchauffer les cœurs. Personne n’excuse quelqu’un qui a rompu les liens familiaux, aussi court soit-il. Laissons-le exprimer son cœur, même par téléphone ou par écran.
En conclusion, maintenir les liens familiaux n’est pas une simple coutume sociale ou un fardeau que l’on assume à contrecœur. C’est plutôt un message humain et religieux. C’est la bénédiction de la vie, l’esprit de la vie et une norme morale. Quiconque maintient les liens familiaux, Dieu les maintiendra, et quiconque les rompt, Dieu les rompra. Accepterions-nous d’être privés de la miséricorde du Tout Miséricordieux ? Renouvelons l’alliance avec le sang qui coule en nous, restaurons la chaleur dans nos liens familiaux et faisons du maintien des liens familiaux une clé de la satisfaction et de la paix de l’esprit de Dieu.









