
La patience est l’une des plus grandes vertus morales prônées par l’islam. Elle élève son statut, en fait un signe de foi parfaite et une caractéristique des pieux. Une personne patiente est celle qui se maîtrise dans la colère. Elle ne répond pas au mal par le mal, ni ne cède à l’émotion. Au contraire, elle répond à l’ignorance par la sagesse et aux fautes par le pardon.
L’islam est venu pour construire l’être humain de l’intérieur, affiner ses instincts et élever ses valeurs morales. La patience est l’une des valeurs prônées par le Saint Coran et soulignée par le Prophète Mohammed (paix et bénédictions d’Allah sur lui) dans sa biographie et sa Sunna. Dieu Tout-Puissant a loué ses prophètes pour leur patience. Il a dit d’Abraham (paix et bénédictions d’Allah sur lui) : « Abraham était certes plein de compassion et de patience. » Il dit également d’Ismaël (sur lui la paix et le salut) : « Nous lui avons donc annoncé la bonne nouvelle d’un garçon indulgent. » Ainsi, le Coran présente la patience comme une grande qualité, que seuls les hommes les plus parfaits possèdent.
Quant à la Sunnah prophétique, le Messager de Dieu (sur lui la paix et le salut) était le meilleur exemple de patience. Souvent blessé, insulté et agressé, il pardonnait et répondait au mal par la bonté. L’un des exemples les plus remarquables est celui du Bédouin qui tira son manteau jusqu’à laisser une marque sur son cou, puis dit grossièrement : « Donne-moi un peu des biens d’Allah que tu possèdes ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se tourna vers lui, rit, puis ordonna qu’on lui fasse un don. Quel genre de caractère est-ce là ? Quel genre de cœur est-il celui qui n’est pas ému par l’humiliation ou provoqué par l’ignorance ?
En islam, la patience n’est pas synonyme de faiblesse ou de soumission ; C’est plutôt un signe de véritable force. La personne forte n’est pas celle qui domine les autres, mais plutôt celle qui se maîtrise dans la colère, comme l’a expliqué le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui). Il s’agit de maîtrise de soi, de dépassement des pulsions instinctives et du désir de préserver l’amitié et d’éviter la tentation.
La patience est très bénéfique pour l’individu et la société : elle suscite le respect, conquiert les cœurs, éteint le feu de l’inimitié et ferme les portes au mal. C’est une raison de l’amour d’Allah pour le serviteur, comme l’a dit le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui) : « Allah aime les indulgents, les patients et les pardonnants. »
Cependant, être indulgent exige de l’autodiscipline, de la lutte contre les désirs et des supplications constantes. Quiconque souhaite être indulgent doit s’entraîner à la patience, en percevoir la récompense et se souvenir des effets positifs sur soi et sur les autres.
Aujourd’hui, à une époque où les conflits sont monnaie courante et où la colère et l’irritation règnent, nous avons un besoin urgent de patience. Il s’agit de préserver ce qui reste de nos liens et de vivre avec un cœur tolérant, conscients que les paroles bienveillantes et la maîtrise de soi sont plus importantes que les réactions de colère.
Conclusion
La patience n’est pas un trait passager ; c’est plutôt une manifestation de maturité humaine et religieuse. C’est la caractéristique des prophètes et des grands personnages, et la parure de l’âme croyante. Efforçons-nous de nous en parer, en imitant la morale du Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui), en recherchant la satisfaction de Dieu et en œuvrant pour une vie de paix et de miséricorde.










